23 ans après l'Apocalypse, la Noblesse est réinstaurée, les Scientistes imposent lentement leur suprématie. Tout ça n'est qu'une façade, venez découvrir la face cachée d'Andori, l'Europe ravagée par l'Apocalypse...
 
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 Elle est passée par ici, et ne repassera plus par là...

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L’écorcheur d’Hopera

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Kaspard Lokje


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MessageSujet: Elle est passée par ici, et ne repassera plus par là...   Lun 2 Juil - 2:41

Une journée, comme une autre. Elles se succèdent et se ressemblent tellement que je jurerai qu’elles ne sont que l’ éternel recommencement d’un singulier supplice. Quand je dis " supplice", entendons-nous bien, cela ne signifie en aucune façon qu’il s'agit du mien.

« Je crains que notre cher Docteur soit occupé.» que je lui dis.

« Ah bon ? Encore un de ses rendez-vous je présume ? » qu’elle me répond.

« En quelque sorte… » Je commence à peine à vouloir l’étrangler mais je sourie.

« Ah oui je vois… » _gloussements insupportables, puis à voix chuchotée_ « qui est-ce ? »

« Une certaine Mescaline, je crois. » Trait d’humour aussi risqué que cynique, peu importe, de toute façon elle est trop bête pour comprendre.

« Ho ho… un bien joli nom, mais il ne me dit rien. Je ne connais pas cette personne. Quel vieux sacripant… Eh bien, dites-lui que je suis passée. Et que ma tension est tombée à 13.7 et que mes hémorroïdes vont mieux et…»
Pas question d'en entendre d’avantage !

« Oui madame. Je lui dirais.» C’est cela. Il sera sans doute ravi de l’apprendre.

« Quel charmant garçon ! »

Cette vieille bécasse m’horripile. La voilà qui s’éloigne enfin, mais son écœurant parfum me reste dans les narines. Ah quelle poisse. Cela va finir par se savoir. … Se savoir, peut-être pas, mais tout du moins se remarquer. Ses quelques rares connaissances vont se douter de quelque chose, à la longue. Cela fait déjà un mois que ce brave Docteur ne reçoit plus personne. Une bizarrerie qui n’a pas échappé à cette grabataire de voisine ridée comme un pruneau et indiscrète comme une fouine. Elle n’a rien à faire de ses journées, alors forcément elle se mêle de la vie des autres. Peut-être me faudra-t-il trouver un moyen de la rendre moins curieuse…
La crainte de croiser un nouvel habitant sur l’un des paliers me fait dévaler les escaliers à vive allure.

Descendons dans la rue, pendant que la foule n’y est plus.

J’aime sortir à ce moment précis de la journée où la lourde chaleur d'été tombe, laissant place à l’humide fraicheur du soir. L’obscurité est plus propice à certain genre de commerce. Le Docteur m' envoi faire une course. Paraît-il qu'un produit manque à sa réserve. Pas étonnant, si l’on tient compte de l’usage assidu qu’il en fait.

Sortons dans Hopera
Pendant qu’ l’écorcheur’ n’ y est pas
Si l’écorcheur y était
I’ nous éplucherait
Mais comme i’ y est pas
I’ Nous dépècera pas …


Toutefois il est encore bien trop tôt pour ça. D’ailleurs il est même trop tôt pour passer prendre la marchandise. Un passage à l’estaminet ne sera pas du luxe pour passer le temps. Trouver des distractions et se sustenter, il n’y a rien d’autre à faire dans ce monde ci.
Au sortir du bar, alors que je marche en direction du lieu-dit, une faiblesse me prend. Je trébuche mais retrouve rapidement l’équilibre. Ce n’est pas demain la veille que le grand Kaspard embrassera le pavé. Trois fois rien. Un léger étourdissement dû à la faim. Je me suis pourtant nourrit en quittant l’appartement. Ma mâchoire se sert et je ne peux m’empêcher de réprimer un sifflement agacé. Tournant la tête, je contemple mon reflet sur la surface malpropre d’une vitrine. Ces cernes nouvelles, ce teint un peu plus pâle et ces joues (bien que rasées de frais) un peu plus creuses qu’à l’ordinaire sont signes que mon cher hôte n’a plus assez d’énergie pour m’alimenter convenablement.
Ah nous y voilà : La ruelle miteuse, l’impasse puante de ses vapeurs d’urines, brune de ténèbres et pavée d’ordures.
Je ne sais pas ce que j’ai ce soir. Tout concorderait exactement pour que je sois d'une humeur exécrable, mais non. Je trouve le moyen de faire de la poésie. Est-ce la came de mon ancre qui me monte à la tête? Peut-être que me nourrir d’un drogué imbibé h 24 et étourdi de substance à en perdre le sens des réalités, va finir par me ruiner le cerveau à moi aussi…
Bon, que fait-il cet emplumé de revendeur de came ?
Fatigué d’attendre, je m’assois juste quelques instants. Pas par terre, le sol est dégueulasse. L’escalier de secoure menant au toit d’un des immeubles bordant le passage me paraît plus propice à accueillir mon humble postérieur. Après avoir grimpés deux trois étages je me cale contre le métal glacial de la rambarde. Et j’attends.
Il devrait déjà trainer dans le coin à l' heure qu'il est.
Tiens, si je m’en grillais une. Puis une autre. Et une autre… A ce rythme j’aurai transformé l’impasse en un cendrier géant avant que mon fournisseur daigne se pointer. Pour tromper le temps je décide de jouer avec mon couteau favori. Tandis que la lame tournoie, clope au bec, reprenant ma ritournelle je fredonne à voix basse.

Si l’écorcheur y est pas
I’ nous dépiautera pas
Mais s…
Mais, que vois-je ?
Le joyeux couperet arrête de danser. Mes doigts l’enserrent d’une manière imperceptiblement plus forte. Un sourire illumine à nouveau mon visage momentanément terni par le désœuvrement. Je chausse mes longs gants de cuire. Tant pis, je repasserai plus tard.
Je ne sais pas ce qui me prend, mais ce soir j’ai envie d’être un salaud.

Et si il est là
I’ Nous écorchera…
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Kylan Dobrova


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MessageSujet: Re: Elle est passée par ici, et ne repassera plus par là...   Lun 2 Juil - 14:22

    Il faisait chaud, et la fourrure ne s’était pas connue pour être rafraichissant.
    Le mois de Juin commençait à peine, et Becky aurait déjà eu envie de muer, de changer de peau, enfin si elle avait si ce que c’était.
    Ses yeux se fermèrent un instant, et elle pensa a la douce caresse de l’eau froide dans le petit point d’eau qui bordais le campement des gitans, comme ça aurait été bien d’y mettre une patte, ou deux, ou trois, voire les quatre ! Et pourquoi pas y plonger toute entière !
    Mais voilà, sa maîtresse l’avais emmené avec elle dans la ville chaude et bruyante, pour cela le monstre de compagnie avait décidé de bouder sa propriétaire pour l’après-midi. Trop occuper et habituée au saute d’humeur du mustélidé la dite propriétaire ne s’était pas spatialement inquiéter de la disparition momentané de son animal, préférant se concentrer sur son activité de l’après-midi qui était pour le moins … secrète.

    Tout était grand, et tout était bruyant, et tout était chaud, surtout le sol sous les pattes.
    Mais Becky ne désespérait pas de trouver un coin ou faire une sieste bien mérité. Il y eu une léger courant d’air qui fit tressaillir ses moustache et hérissé son poil, de l’air frais, du vrai !
    Avec une odeur atroce c’est vrai, mais il était plus froid que l’air ambiant. Peu incommodé par l’odeur de vieille ruelle sordide, l’animal huma le vent les moustaches aux aguets pour voir d’où il venait. Du froid, vite, du froid !
    Il s’avéra que s’était une impasse encombré et sale, les petite rue sont toujours plus froides, car presque toujours à l’ombre. La profusion de vieux carton de poubelle ne rebutait pas la loutre qui s’en réjouissait même. Elle S’installa dans un foutoir de vieux carton qu’elle trouva plutôt confortable, ne songeant pas un seul instant au savon qu’elle allait se prendre par sa maîtresse quand elle allait revenir empestant les égouts.

    Les heures passèrent et le soir commençait à tomber sur Hopera. Transporté au pays des rêves Becky n’avait pas consciences du temps qui passait, ni qu’on la cherchait plus loin dans la ville.
    Un bruit de pas la fit doucement émerger, mais pas trop vite, ouvrir un œil, puis l’autre, puis partiellement les deux, s’étiré, bailler, couiner doucement, se retourner, et re-bailler avant d’enfin décider de se mettre sur ses quatre petite patte et de s’étiré encore un coup. Il commençait presque à faire froid dans cette boîte.
    L’animal sorti de sa cachette comme une fleur, faisant fi de l’étranger assis à quelques mètres. Elle ne s’inquiéta pas non plus quand elle le vit, ou plutôt l’entendis se lever, occuper à renifler l’air pour retrouver le chemin qu’elle avait emprunté plus tôt. Elle allait même jusqu’à esquisser un mouvement de joie quand il s’approcha un peu trop d’elle, si ça se trouve elle allait avoir de l’attention.
    Le geste de l’homme fut vif, mais moins que celui de la loutre, elle était peut-être plus très sauvage, mais elle concevrait tout de même de bon réflexe.
    Là plus question de faire l’intéressante pour avoir de l’attention, il fallait se sauvé !

    Ses petites pattes ne lui permettaient pas d’aller bien vite, surtout sur le sol bétonné de la ville. Elle n’arrivait pas à garder la distance, son odorat le lui disait, l’odeur étrange de cet homme s’approchait de plus en plus, devenant de plus en plus forte.
    Mais heureusement il y eu une odeur familière, qui arriva aux narines du monstre de compagnie.

    Une blonde aux allures très bohème apparu dans la rue que venait de dépasser la bestiole et son poursuivant. Elle attrapa un morceau de béton éclaté qui trainait sur le sol. Les mauvais quartiers de la Capital n’étaient pas toujours très bien entretenus, voire pas du tout. Une fois le caillou bien en mains elle l’envoya se crasher sur le crâne de l’adresser de Becky.

    « C’est la mienne, Pas touche. »

    Sur ce, elle sorti un couteau de sa botte, prête à réagit au moindre mouvement de l’homme qui lui déplairait.
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MessageSujet: Re: Elle est passée par ici, et ne repassera plus par là...   Mar 3 Juil - 1:17

Plus long et plus gros qu’un chat. Il faut que je vois ça. Oui je t’ai bien repérée tapie dans l’ombre des cartons, petite chose.
C’est la déveine pour toi, car dans l’immédiat, je tuerai bien moi…

En quelques bonds, je franchis les marches et mes pieds touchent terre.

« Du calme ma jolie… C’est ça…c’est bien. Pas bouger. »

Des comme toi, normalement ça ne cours pas les rues. Pas les rues des villes comme Hopera… Tu t’es enfuie, mmh ? C’est ça… Tu n’as normalement pas le droit. Pas le droit de sortir seule, comme ça. C’est une belle chose que la liberté.
Malheureusement, il arrive qu’on doive la payer à prix fort…

Je tends une main vers cette curieuse intruse qui me fixe aussitôt avec des yeux inquiets. Elle a comprit, dirait-on, car elle fuit.

« Sale bête »

Je me lance à sa poursuite. Un peu de course à pieds ne me fera pas de mal. Depuis que je m’encrasse les bronches avec cet saleté de tabac je serai prêt à parier que mon endurance en a pris un coup.
Alors petite maline, aujourd’hui je n’ai que deux pattes mais je cours presque aussi vite que toi qui en a quatre. Avoir de grandes jambes c’est parfois bien pratique… Attention, je vais t’a…

« Aouch ! »

L’impacte d’un objet non identifié de densité supérieur à celle de ma pauvre boîte crânienne suscite instantanément une sensation pour le moins très désagréable.

« C’est la mienne, Pas touche. »

Afin de localiser la mystérieuse locutrice et probable lanceuse de projectile, je fais volte face.

« Z’êtes complètement malade vous ! aowh ça fait super mal…»
C’est ce que je lui réplique d’un ton volontairement incompréhensif et accusateur.

Je passe une main sur mon crâne endolorie à l’endroit de la meurtrissure. Elle aurait put me faire saigner la garce ! L’absence de liquide noirâtre et poisseux sur mes doigts me prouve bien que ce n’est pas le cas. Enfin, elle m’a pas loupé quand même…
la vache !

Permet-moi de m’approcher donzelle, l’obscurité qui règne ici bas m’empêche de reluquer ta frimousse.
Au final, ma soirée risque fort de ne pas être aussi banale qu’elle s’annonçait. Lorsqu’on croise pareille compagnie, on ne peut s’attendre à rien qui soit banal.
Que toutes les succubes de notre abîme me soient témoins ; Cette créature est d’une beauté exquise. Dès l’instant où j’ai vu ses yeux brillants comme des pierres fines, comment aurai-je trouvé la force de m’en détourner. Sublime, en toute simplicité. Une silhouette fine et élancée, une mine fraiche, avenante et malicieuse. Et cette peau ; exempte de toute imperfection. Si mon âme ne l’était pas déjà de nature, je me damnerai pour pouvoir l’effleurer ne serait-ce qu’un instant tant je jurerai que sa douceur surpasse sa beauté. Puis…
Je ne l’avais pas remarqué jusqu’ici, mais maintenant que je suis assez proche pour la voir, je peux avouer en tout honnêteté que la folle furieuse servant de propriétaire à cette superbe loutre n’est pas dégueu non plus.
Bref, tout ça pour dire que la vue d’une bête aussi adorable ne pouvait me donner qu’une seule envie : l’écorcher sur le champ ! Il m’était avis que l’étincelant pelage de cet animal s’accorderait à merveille avec quelques autres pièces de ma collection et j’avoue que le surin me démangeait fortement. Dommage que je me sois fait prendre sur le fait !


C’est qu’elle a vraiment l’air furax la bohémienne. Je ne pense pas qu’elle attende une quelconque explication. Elle me toise d’un regard de feu comme si elle espérait me réduire en cendres rien qu’avec ses simples mirettes, mais pointe néanmoins vers moi une courte lame d’aspect bien aiguisée.

« Oh ho… Vous êtes sérieuse ? »

Un ricanement m’échappe. Mon offenseuse a le droit à mon plus beau sourire.
Un tempérament de flammes comme le tien, ça me donne quelques envies. Naturellement je ne parle pas de ces basses envies que suscitent les belles femmes comme toi chez les mâles de ton espèce. Tu serais prête à me blesser, voir à me tuer, si je tentai quoi que ce soit sur ta séduisante personne ou ta ravissante compagne à fourrure. Tu transgresserais une règle des plus fondamentales pour tes semblables. Une règle que seuls enfreignent les assassins. C’est cela même qui me met l’eau à la bouche. Il serait presque tentant de te pousser au meurtre… Si seulement il ne s’agissait pas du meurtre de ma propre personne.

« Voyez… C’est pas que je ne vous en crois pas capable, mais… »

Je lui souffle la dernière bouffée de ma cigarette au visage et laisse tomber le mégot que j’écrase de ma semelle à quelques centimètres de ses pieds.

« Savez-vous seulement vous en servir correctement ? »

Dans l’hypothèse où la réponse serait de l’affirmative, je me prépare toutefois à l’esquive d’un éventuel coup de couteau. Pourtant, Diable sait à quel point je rechigne à me battre. Si un gaillard d’un bon mètre quatre-vingt-dix c’était tenu devant moi à la place de cette frêle jeune femme, il y a longtemps que j’aurai mis les bouts. Seulement je dois mesurer une bonne tête de plus que mon potentiel adversaire et je possède de nombreux coutelas, autres que celui que j’ai en main, bien dissimulés dans ma veste.
La Prudence a des limites que seule la vraie Lâcheté dépasse.
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Kylan Dobrova


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MessageSujet: Re: Elle est passée par ici, et ne repassera plus par là...   Mer 4 Juil - 17:10

    Dans le mille ! 100 points !
    Dommage qu’il n’est pas saigné j’en aurais eu 1000 !

    Becky n’osait plus bouger. Ça lui apprendra à faire la maligne comme ça et à se sauvé n’importe où n’importe comment. Evidemment, en ne la voyant pas dans un rayon proche, j’avais été morte d’inquiétude, s’était ma loutre !
    Le mienne à moi ! Et personne, même pas un déséquilibré, avait le droit de la trucidé !


    « Oh ho… Vous êtes sérieuse ? »

    Bien sûr que j’étais sérieuse, j’avais l’air de ne pas l’être ?
    Les gens avaient de ces questions des fois. SI ça le faisait rire, tant mieux pour lui, personnellement ça me faisait plus ou moins une belle jambe. Pas contre la provocation qui suivi ne me laissa pas le moins du monde indifférente.
    Dans un monde où l’on devait constamment faire ses preuves on prenait de mauvaises habitudes. Celle de prendre toute provocations au pied de la lettre en était une.
    Il fallait vite voir les potions qu’offrait cette ruelle. Une loutre, plus ou moins terrorisé, personne à l’horizon, des bouts de trottoirs éclaté, et un, enfin, plusieurs couteaux. C’était limité, mais ça devrais faire l’affaire.

    Seulement le temps de répondre ironique a son sourire avant de siffler Becky. Elle eut un moment d’hésitation… Quelle trouillarde, puis finalement s’approcha mine de rien. Avant de mordre a plein crocs dans le mollet de l’inconnue. J’aurais préféré qu’elle y mette un peu plus de cœur mais on faisait avec ce qu’on avait, au moins elle ne s’était pas de nouveau sauvé.
    Profitant de l’effet de surprise ou ce qui devait y ressemblé, j’avais fait simple, un pain dans sa gueule. C’était sobre efficace et sûrement bien compréhensible même pour un esprit malade comme devait être celui de cet homme. Dans le doute une petit clé de bras et un petit menace avec un couteau sous la gorge ça allait être plus clair.

    Ma petite loutre s’était déjà re-sauvée, on ne savait où.


    « Ne sous-estimé jamais le blondinette qu’on croise au coin de la rue quand on court après une loutre, elles ne sont pas toute des Barbie écervelée et démunie. »
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MessageSujet: Re: Elle est passée par ici, et ne repassera plus par là...   Mer 4 Juil - 23:25

Ne surtout PAS céder à la panique. Rester calme. Si je prends ma forme démoniaque je peux aisément me glisser hors de cette fâcheuse posture mais… Je perds peut-être en même temps que ma couverture, une fameuse opportunité… Saleté de bestiole, me voilà dans d’beaux draps maintenant. Il n’a suffit d’un instant. Juste le temps de dire « aïe ». A cause de sa fichue morsure, je n’ai pas vu venir le poing de sa maîtresse. Avec ses bras tout fins on dirait pas mais elle a un bon crochet du droit cette petite. M'est avis que celui-là je l'ai senti passer et que demain je le sentirai encore.

« Ne sous-estimer jamais la blondinette qu’on croise au coin de la rue quand on court après une loutre, elles ne sont pas toute des Barbie écervelée et démunie. »

Qu’elle me dit en appliquant sa lame sous ma gorge. Là encore j’ai à peine le temps de me saisir de son poignet que je sens déjà l’ustensile froid comme la mort contre la peau de mon coup.

« Oh doucement ma belle… Je n’ai pas pensé cela de toi une seconde »

La provocation de tout à l'heure est sûrement mal passée. Plutôt susceptible comme nana. Cependant c'est le poing qui est partie et pas le surin. Si elle me laisse une deuxième chance c'est qu'elle attend peut-être des excuses.

« Hé pas d' blague ? Tu ne vas tout de même pas me tuer ?»

Je laisse tomber l'arme que je tenais dans ma main droite, mon bras étant coincé de manière assez peu commode par une clé efficacement exécutée.

« Allons, cela n’a pas de sens… Je ne vous ai absolument rien fait ! Voilà, je suis désarmé... je... vous présente même toutes mes excuses et.. ouch.. doucement avec mon épaule, elle est très fragile vous savez j'ai déjà eut d... »

Maintenant! Mes réflexes sont sensés être plus vifs que les siens après tout. Un Coup de pied dans le ventre, c'est jamais agréable. Je profite de la surprise du choc et de la douleur pour me dégager. Ayant tout juste le temps de me préserver de sa lame en mettant ma main libre en parade. J'enquille sur un fauchage qui achevant de la déséquilibrer, la précipite à terre. Tout de suite je reprend mes distances.

« Hé stop ! »

Alors que la blonde aux allures de gitane s’apprête à se relever, un couteau vient se ficher tout près de sa jambe, clouant ainsi au sol le foulard qu’elle avait autours de la taille.

« Nan sérieux, je déconne pas là… »

Je ne cherche pas la bagarre. Je ne suis pas un Démon guerrier. Alors oui, comme pas mal de démons j’ai reçu un entraînement et évidement je me débrouille cent fois mieux qu’un humain lambda, mais sincèrement c’est pas mon domaine. Alors, le plus diplomate possible je poursuit:

«Du calme… Je voulais juste continuer cet aimable entretient sans objet tranchant appliqué tout près de ma carotide. Compréhensif non ? »

Je passe deux doigts sur ma gorge. Ce n'est rien qu' une légère estafilade. Elle m'a rasé de près, on dirait... hé hé. Par contre ma main gauche pisse le sang. Mmh la vilaine entaille. Plus vive que je ne l’avais espéré au final…
Levant les bras en l’air et je montre mes paumes de main bien à plat pour signifier ainsi que mes intentions ne sont plus belliqueuses. Il est en effet temps d'arrêter les frais pour ce soir. Entre la caillasse et le poing dans la gueule, le presque démontage d'épaule et la coupure, j'estime avoir eut mon compte!

« ‘Ferai rien d’mal, vous avez ma parole. »
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MessageSujet: Re: Elle est passée par ici, et ne repassera plus par là...   Jeu 5 Juil - 1:18

    Finir par terre en moins de deux, s’était jamais bon pour l’orgueil et le mien venais d’on prendre un sacré coup. Au moins aussi fort que celui dans mon estomac.
    Ses belles paroles ça me faisait une belle jambe ! Surtout maintenant que j’étais sur le pavé.

    A peine par terre, Becky m’avait sauté dessus pour se frotter contre moi, quémandé caresse et essayer de se rassuré. Restant au aguet, surveillant l’énergumène qui disait qu’il « ‘Ferai rien d’mal, vous avez ma parole. » je pris mon animal chéri dans les bras pour voir si il ne manquait pas une touffe de poil sur sa jolie fourrure si douce. Après l’avoir tournée occulté dans tous les sens, il s’avérait que rien ne manquait nulle part.
    Elle crachait, gigotais essayait de faire porter ses pattes à sa gueule, protestait. Elle était agité quelque chose d’autre que le fait d’être manipulé la gênais.


    « Montre-moi tes crocs ma belle »

    Avais-je chuchoté en serrant ma loutre contre moi, pour la bloquer. En mettant mes doigt dans sa gueule je les avais ressorti noir, et pas rouge. Il n’y avait plus trop de lumière et les vieux quartiers étaient mal éclairés, donc j’avais peur de me tromper. Mais à force de regarder de palper de re-regarder, il n’y avait pas de doute, s’était un fluide qui ressemblait a du sang Ça voulait dire au moins une chose positive, c’est qu’elle n’était pas blessée. AU dernière nouvelle Becky avait encore du sang rouge dans les veines.

    D’où ça venait alors ?
    La seule provenance possible s’était cet « homme » qu’elle avait mordu, mais là je doutais sérieusement de son humanité. Sans être médecin, je ne connaissais pas de maladie qui faisait saigner noir…
    Fin ça vas Becky avait l’air de s’en remettre bien elle était en train de jouer avec une mèche de mes cheveux. Ça faisait longtemps que je ne l’avais plus vu faire ça s’était amusant de soir comme le roux la faci… du roux ? Comment cela du roux ?
    Mon cœur rata un battement et je me retournais pour chercher cette foutue perruque qui avait glissé. D’habitude je prenais le temps de la fixé avec des épingle à cheveux, mais maudite soit ma fainéantise je ne l’avais pas fait depuis une semaine !
    Elle était traînait par terre, je l’attrapais rapidement pour le mettre dans mon sac, à cette heure avancée du soir je ne risquais plus grand-chose étant donné le quartier. Néanmoins il fallait rester prudent, surtout si cette chose en face n’était pas humaine. D’un coup j’eau un doute, est-ce que j’avais encore mes lentilles. Brève vérification il n’en restait qu’une… la poisse ! Avec aussi peu de lumière il était impossible de retrouvé l’autre !
    Ivana allais bien se foutre de moi.

    Dans un soupire, je posais Becky a terre, tirais un coup sec sur le couteau qui me tenais à terre. Et ne le rendais pas à son propriétaire avec une grande assiduité. Si il pouvait avoir un couteau en moins ou plus de couteau du tout, ça m’arrangeait !


    « Je vous préviens, vous essayez de poser une seule main, un seul doigt, une seule cellule sur Becky, je vous coupe la main. C’est ma loutre, et personne ne lui fait de mal. »

    La dite Becky se pris d’envie de grimper sur mes épaule de la manière la moins gracieuse possible. Elle s’élança, s’accrocha avec ses griffes sur mes vêtements et un peu ma peau et grimpa. J’avais l’impression d’avoir un parasite sui se faisait un chemin sous la peau de mon dos avec des griffes sui raclait à travers le tissu.
    Une fois qu’elle eut fini de faire son petit numéro, j’avais pu reprendre de parler à ce « monsieur », mais l’effet n’était plus le même, j’avais la peau qui faisait mal.


    « qu’est ce que vous êtes ?
    Et me dites pas un humain, les humain ça saigne pas noir, n’essayer pas hybride non plus, je suis bien placé pour savoir que notre sang n’est pas noir non plus… les noble même si pour beaucoup leur âme est noir, je doute que le reste le soit, pour les scientistes c’est à voir. Ils font tellement d’expérience qu’il aurait bien pu réussir ça…
    Alors vous êtes quoi ? … Et vous vous appelez comment ? »
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MessageSujet: Re: Elle est passée par ici, et ne repassera plus par là...   Ven 6 Juil - 2:15

Dos appuyé contre un mur, je souffle un peu. Mieux vaut garder un œil sur l'étrangère, elle m'a amplement démontré qu'elle pouvait être dangereuse. En l’observant plus attentivement, chose étrange, je constate que cette jeune battante a la chevelure qui lui glisse du crâne. La demoiselle porte un postiche ? Chose plus troublante encore ; ce sentiment de "déjà-vu" que je ne parviens pas à m' expliquer. Cette fille, l'aurai-je rencontrée quelque part, avant ? Pas moyen de m'en souvenir. J'ai pourtant très peu de connaissances parmi les humains.
Toujours aussi remontée, elle examine sa loutre. Puis se lève, me menace, et commence à m’interroger. Elle se doute de quelque chose. J’attends qu’elle ait fini, et ne détourne toujours pas mon regard inquisiteur de son joli minois. Si elle se pose des questions à mon sujet, elle a le mérite de m’intriguer tout autant à camoufler sa chevelure qui sous le faible éclairage de la ruelle renvoyait de captivants reflets roux… et que pouvaient bien être ces curieuses formes sur le sommet de sa tête ? on aurait dit des…
J’ai trouvé ! Ce visage, du reste pas désagréable, m’est familier pour l’avoir vu bon nombre de fois sur les pages de journaux, ainsi que sur des affiches d’avis de recherches placardés aux murs de la ville ou sur les écrans. Dire que je la trouvais intéressante, je n'avais même pas réalisé que je me trouvais en présence d'une "célébrité locale".
De mieux en mieux…

Alors vous êtes quoi ? … Et vous vous appelez comment ? »

Mes lèvres se pincent, ce tic nerveux est chez moi signe d'agacement. Le sang couleur d'encre continue de dégoutter de ma blessure. Un simple mouchoir noué autour me fera office de bandage. J'dis ou j' y dis pas? Faire tomber le masque n'est jamais pour moi quelque chose de très réjouissant. Seulement je n'ai pas vraiment le choix.

« Kaspard Lokje… c’est mon nom. Quand à ce que je suis… Je n’ai pas l’habitude de le révéler au premier inconnu que je croise au coin de la rue, mais il me semble que vous avez déjà percé à jour ma nature véritable. De plus…»

Je sort de ma poche une nouvelle cigarette.

« … vous n’êtes pas tout à fait une inconnue Madame. Je lis les journaux vous savez… »

Je l'allume. La flamme du briquet m’éblouis éclairant mon visage l'espace d'une seconde. Tire une bouffée et recrache lentement la fumée avant de reprendre.

«Mmh.. qu’est-ce que je disais… Ah oui ; En effet je ne suis pas de votre Monde. J’appartiens à la race de ces êtres que vous et vos semblables appelez Démons.»

Je n'arrive pas à croire que je lui ai dit. Sait-elle seulement ce qu'est un démon? Si ça se trouve elle va juste me prendre pour un timbré. Bien qu'il y ai de fortes chances que cela soit déjà le cas depuis qu'elle m'a surpris en train d'essayer de trucider son animal de compagnie.Cependant, puisque je me suis lancé dans les explications, autant continuer :

« Cette forme n’est qu’une couverture. Un peu comme cette perruque qui cache vos jolie oreilles. D’ailleurs je vous préfère en rousse. Pas que le blond ne vous sied pas, mais le roux m’évoque certain souvenir… »

Et quels souvenir... Enfin là je m’égare! Le passé est le passé, revenons-en au présent qui pour l'instant me parait bien plus captivant. Si seulement j’avais su que j’allais la rencontrer. Je n’y comptais même pas. L’introuvable fugitive du scandale du palais ! L’hybride ardemment recherchée par les autorités après son coup d’éclat à la Cour. Un morceau de choix pour une créature tel que moi. Nous sommes fait pour nous entendre ma fière rebelle, même si tu ne le sais pas encore…

« Quoi qu'il en soit. Enchanté de faire votre connaissance Mme Neva Benlay Kodiak. Je vous serrerai volontiers la main, mais je tiens trop à la mienne pour risquer de la perdre.»

Sourire ironique, encore une fois, à croire que c'est un autre de mes tics. Il me faut au plus vite changer mon attitude si je veux voir se réaliser la petite idée que j'ai derrière la tête.

« Allons je vous en prie, remisez votre rancœur... Nous avons pris un mauvais départ et j'en suis sincèrement confus. Si je peux faire quoique ce soit pour me faire pardonner ?...»
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Kylan Dobrova


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MessageSujet: Re: Elle est passée par ici, et ne repassera plus par là...   Jeu 12 Juil - 16:46

    Madame Neva Benlay Kodiak.
    Ça faisait tellement longtemps, plus d’une demie année, que l’on ne m’avait plus appelé ainsi, ni même que j’avais revu Marc. D’ailleurs je n’étais toujours pas décider à l’enlever cette fichue tresse. Elle était toujours là, sous la perruque blonde à l’abri de tout regard indiscret. Finalement avec Becky s’était bien la seule chose que j’avais gardé de ce qui était … avant.
    L’heure n’était pas à la nostalgie.

    A ce qu’il disait ce cher « monsieur », s’il n’était pas un psychopathe profond, était un démon. Cela ne m’étonnait pas spécialement, pour avoir travaillé avec des gens qui n’étaient pas très regardant sur l’intégrité morale de leurs collaborateurs, j’en avais croisé quelque uns.
    Le souvenir que j’en avais était assez neutre.
    Après il pouvait parfaitement me mentir pour faire l’intéressant, mais il n’y avait pas trop d’intérêt à cela. Il titillait ma curiosité à venir d’un autre monde, pourquoi quitter le siens pour venir dans le nôtre, et risquer de mourir de faim, ou d’autre danger présent ici.


    « Si je peux faire quoique ce soit pour me faire pardonner ?... »

    Voilà qu’il voulait se faire pardonner maintenant. De mieux en mieux.
    Ça valait pour tous les êtres vivant, quelque chose qui voulait se faire pardonner, c’était quelque chose, ou quelqu’un qui voulait quelque chose de vous. Pas besoin de faire des études poussé pour savoir ça, juste besoin d’avoir vécus assez longtemps.


    « Si vous commenciez par ne plus m’appeler Neva Benlay Kodiak, ça serait un bon début… Après si on poussait un peu, vous pourriez dire ce que vous avez en tête, ça nous ferait gagner du temps. »

    C’était un poil risquer, et beaucoup de bluff de lui dire cela. Il pouvait toujours y avoir des exceptions à la règle. Mais bon, qui ne tentais rien, n’avait rien, et au pire du pire, je risquais de devoir taper un sprint pour lui échapper, ou d’avoir l’air ridicule.

    « Vous voyez, chaque minutes que je passe ici, sans être Kylan met un peu plus en danger ma liberté, et je ne tiens pas spécialement à la perdre.
    Si vous avez lu les journaux vous devez savoir ce que ça fait quand on me prive de liberté, je deviens… stupide… »


    Stupide, dangereuse, inconsciente, ça dépendais de la façon de me privée de liberté, mais bon le principe était de devenir comme animal en cage. Tout ce monde ne voyait que les avantages d’être hybride, enfin surtout les scientistes, mais les inconvénients était de tailles. Avoir des gêne animaux, ça poussait à se conduire comme tel parfois, s’était ténus a des moments, et à d’autres beaucoup moins.
    Au final nous étions tout de même des êtres vivant pensant, nous méritions cette liberté qu’on nous refusait de naissance.
    S’était révoltant.

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Kaspard Lokje


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MessageSujet: Re: Elle est passée par ici, et ne repassera plus par là...   Jeu 19 Juil - 14:06

Mmh délicieux… Tu n’a pas le droit d’être là Neva. Cela fait pourtant si peu de temps que je me tiens prêt de toi, mais déjà je me sens quelques forces nouvelles influer en moi. Tu es une " Hors la loi ", Neva, le simple fait que tu sois en liberté et que tu foule impunément le pavé de la capitale de tes pas audacieux est une transgression en soi! L'aurai-je enfin trouvée? Oserai-je y croire? Non. Croire n’est pas dans mes habitudes. Il n’est jamais bon de se réjouir d’avance. Rien n’est encore acquis.

« Ho loin de moi l’idée de vouloir vous priver de liberté ! Au contraire… » Lui dis-je avec un accent de mystère.

Elle n’est toujours pas partie en courant après m’avoir balancé son couteau à la figure, cela ne peut être que de bon augure. Continuons…

« Si cela vous importune, je veux bien ne plus jamais vous appelez Neva, Mme… Kylan ? Je suppose que c’est comme cela que je dois vous nommer désormais. »

Un petit sourire aussi complice qu’entendu pour accompagner le tout. Je lui épargne le clin d’œil.

« Bien, Kylan, je pense que nous devrions maintenait pouvoir nous entendre… Vous aspirez à la liberté, et cela à n’importe quel prix, si j’ai bien cru comprendre. Et moi je n’aspire qu’à vous voir libre. »

Je suis tenté de me laisser glisser sur le sol. L’explication va sans doute être fastidieuse et … non finalement je ne vais pas m’assoir par terre : c’est toujours aussi dégueulasse. Donc je reste debout, dos appuyé contre le mur glacé. Un peu de cendre encore incandescente tombe du bout de ma cigarette. Après avoir tirée une nouvelle bouffée, j’en recrache la longue volute de fumée, et poursuis, le regard comme absorbé par les blanches spirales vaporeuses s’élevant vers les toits des immeubles délabrés.

« Nous, les démons, ne pouvons survivre dans votre monde qu’en se nourrissant d’émotion humaine. C’est cela qui nous donne notre substance. Pour cela il nous faut nous lier à l’un des vôtres. Dans notre jargon, on appel ces humains là des " ancres ". Sans son ancre un démon est condamné… Il se trouve que j’ai besoin d’une ancre, et en tant que démon de la Transgression je me nourris principalement du besoin qu’ont tes semblables à enfreindre les règles et bien entendu… du plaisir que cela leur procure… »

Une brève toux interrompt mon discours. Un simple raclement de gorge suffit à la faire passer. Dans l’opacité ténébreuse de la ruelle, mes yeux cherchent les siens. Lorsqu’ils parviennent enfin à capter leurs pupilles suspicieuses, c’est d’une voix légèrement éraillée que je reprends :

« Je pense que tu gagnerais à m’avoir à tes côtés, au moins autant que j’y gagnerai moi-même… »

Tu te méfies sûrement, et tu as toutes les raisons pour ça. Cependant, sans que tu le saches je joue sur la corde sensible de ton âme. De manière quasi imperceptible, je l’attise ce désir, cette soif de liberté si ardente qui imprègne déjà tout ton être.

« Il est dans mes habitudes de rentrer au service de mes ancres. Les pouvoirs de ceux de mon espèces peuvent s’avérer bien utiles… mis au service d’une cause "Juste" ils peuvent être redoutables. »

Être honnête n’est par contre pas tout à fait dans mes habitudes. Je baratine, enjolive, et omet quelques détails. Mes pouvoirs n’ont jamais été particulièrement redoutables, et mes services toujours à doubles tranchant. Cependant, elle ne peut pas le deviner. Un mensonge cache une vérité comme une vérité peut cacher un ou plusieurs mensonges.
Nous ne nous lâchons pas du regard. Je laisse un autre silence planer entre nous. Pactiser avec un démon n’est pas une décision qui se prend à la légère. Peut-être ne me prendra-t-elle pas au sérieux, et brisant ce mutisme d’un éclat de rire, elle tournera les talons avant de disparaître dans la nuit.

« Alors "belle blonde", intéressée ? »
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Kylan Dobrova


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MessageSujet: Re: Elle est passée par ici, et ne repassera plus par là...   Dim 5 Aoû - 22:34

    Il parlait, parlait et parlait encore, comme si je n’avais jamais entendu parler des démons. Je savais pas grand-chose sur eux, c’était vraie… mais je ne savais pas rien non plus, je n’étais pas non plus une inculte totale, j’étais déjà pas parti en courant quand il avait évoqué le nom « démon » s’était bien suffisant pour le prouver !
    … ou pour prouver ma folie remarquez…

    Bref, je savais que les démons ça pouvait pas vivre seule à la surface de cette Terre, ça avait besoin d’une ancre. La seule chose qu’il m’apprenait, s’était que ça se nourrissait de sentiment, enfin de truc que tout ce qui était vivant pouvait éprouver.
    C’était bien ma veine d’être tombé sur un démon de la transgression, dans mon état actuel, je devais être une ancre de choix, sinon il ne m’aurait pas fait une telle proposition alors que nous n’avions échangé que quelques menaces, civilités et couteaux.
    Et qu’il avait essayé de tuer ma loutre de compagnie !


    « Mademoiselle Dobrova, Neva était, est, fin je ne sais pas trop… mariée, mais moi je ne le suis pas. Alors c’est Mademoiselle Dobrova.

    Mettons, que dans une hypothèse très hypothétique, où j’aurais oublié le fait que vous ayez essayez de tuer mon animal adoré, je serais intéressée.
    Ça voudrait dire que je vous aurais eu sur le dos h24 ou que j’aurais eu quand même les droits d’avoir des jours de paix. S’pas que, mais vous devez vous en doutez, je ne suis pas spécialement la bienvenue dans cette ville, dès qu’on m’y verra officiellement on m’enfermera. Et je doute que vous ne vouliez venir au campement…
    Vous avez trop la tête d’un citadin. »


    J’eu un petit rire sarcastique en passant un main sur la tête de Becky, le monstre étant toujours perché sur mon épaule.
    C’était un peu l’hôpital qui se moquait de la charité avec mes allures de Barbie bohème perché sur huit bon centimètre de talons je ne faisais pas très campagnarde non plus. Mais il s’était pas sensé savoir que le dis campement était sur des ruine d’une anciennes place marchande d’un vieux village et que donc sur du dur.
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MessageSujet: Re: Elle est passée par ici, et ne repassera plus par là...   Lun 6 Aoû - 3:58

« Mademoiselle Dobrova. » Mes lèvres ne purent s’empêcher de se tordre en un sourire narquois. Ce terme désuet et abhorré des féministes forcenées bien décidées à le faire disparaitre serait-il toujours d’usage ? Alors il existe encore des " Mademoiselles " ? Elles sont peut-être revenues à la mode, sauf qu’à la différence des anciennes elles vous foutent des droites en pleine tronche et des canifs sous la gorge. Pas la peine d’ajouter quoi que ce soit là-dessus. Le fait d’avoir voulu transformer sa mascotte de loutre en descente de lit compliquant un tant soit peu la chose, je vais tâcher de ne pas me rendre encore plus antipathique que je ne le suis déjà à ses yeux. Cela n’arrangerait pas mon affaire.
Un je-ne-sais-quoi de méprisant dans son air lorsqu’elle me qualifie de « gueule de citadin » me déplait. Sous entendre que j’ai l’air d’un type qui ne pourrait pas supporter de vivre à la dure, c’en est presque vexant. Quand on a débuté sa carrière dans leur foutu monde en tant que chien d’clodo, ça vous chiffonne un peu au niveau d’ l’amour propre qu’une petite louloute à talon haut et postiche blond ricane en sous-entendant que vous semblez d'une nature trop délicate pour son "campement".

« C’est pas pour vous casser les oreilles en vous rabâchant ce même vieil adage d’habit qui fait pas l’moine, mais ne vous fiez pas trop aux apparences comme on dit. Je viens d’un endroit qu’ vous avez pas idée… L’adaptation est une de mes qualités première. Je dirai même que c’est une sorte de talent chez moi. Alors un camp dans un bled paumé de la lointaine contrée des bouseux, un château nobliau ou un tas d’ordure dans une de vos décharges publiques, au fond je m'en soucie comme de la garde-robe de votre ex-belle-mère. »

Tout ça d'un ton aussi détaché que possible. Comme si elle ne méritait pas jusqu'à mon mépris pour m'avoir fait une réflexion pareil. Enfin peu importe, passons à autre chose :

« Quand à ce qui est de m’avoir h 24 sur le dos…
Vous aimez votre indépendance, et c’est justement ça qui vous rend "intéressante" à mon goût. J’ai plutôt intérêt à ce que vous restiez en liberté.
Je ne m’étendrai pas sur le sujet mais l’expérience m’a appris que se lier de quelque manière que se soit avec son ancre n’est pas forcement l’idée la plus brillante qui soit. Aussi, dans le cas échéant, je ne vous demanderais ni de m’héberger, et encore moins de devenir mon amie.»


Quelque chose me dit que de ce côté là, y a apparemment pas trop de souci à s' faire...
En toute honnêteté (chose plutôt rare chez moi), ça ne m'amuserait pas plus de la suivre non-stop, que ça l'amuserait elle de se coltiner ma charmante personne à longueur de journée. C'est que, moi aussi j'aime vaquer tranquillement à mes occupations. Une ancre c'est intéressant quand on faim, c'est purement alimentaire comme relation! Enfin j'aimerai que ça le soit. Même s'il me faut rendre des services de temps en temps en retour.

« Certes, je vous rendrais souvent visite. Très souvent même. Seulement je m’arrangerais pour n’attirer aucun soupçon. Ma « tête de citadin » comme vous le dites, n’est qu’une façade et je peux en adopter d’autres si vous pensez qu’elle n’a pas sa place dans votre " campement ".»

Passé maître en matière de dépeçage (activité plutôt rurale que citadine quand on y pense), je possédai après tout une belle collection de peaux neuves et donc autant de visages nécessaires pour ne pas faire "tache" dans son décors de... de bohème? Du moins si j'en juge son accoutrement. Ou alors il me suffirait juste de porter d'autres vêtements. Apparemment là n'est pas vraiment le problème...

« Enfin, ça c'est toujours dans l'éventualité où vous admettiez enfin que je n'ai pas touché à un poil de votre bestiole, en fin de compte. Et surtout qu'à l'avenir je ne m'aviserai jamais plus d'attenter à son joli pelage soyeux. J'en ai pas particulièrement après elle vous savez. Elle a juste faillit n'avoir pas de chance, c'est tout.»

Avec le sourire. Et dire que je me suis efforcé d'être le plus aimable, le plus serviable possible. Seulement il est maintenant trop tard. Continuer ce serait la prendre pour une cruche, et comme elle n'en est pas une elle s'en serait aperçu, ce qui n'aurait pas forcement influé sa décision en ma faveur dans le petit marché que j'essaye en vain de lui proposer.
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