23 ans après l'Apocalypse, la Noblesse est réinstaurée, les Scientistes imposent lentement leur suprématie. Tout ça n'est qu'une façade, venez découvrir la face cachée d'Andori, l'Europe ravagée par l'Apocalypse...
 
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 retrouvailles après avoir commencé une nouvelle vie [PV Kylan Dobrova]

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Felicia Godwin


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MessageSujet: retrouvailles après avoir commencé une nouvelle vie [PV Kylan Dobrova]   Lun 9 Juil - 21:32

Cela fait maintenant trois jours que Malicia a été recueillie par les religieux du temple d’Amanda. Elle a passée des longues journées à se creuser la cervelle, pour ne récupérer que des bribes fugaces de souvenirs, des flashs où elle voit des corridors aseptisés baignés d’une lumière blafarde, des scènes d’émeutes, quelques visages aux contours imprécis.
Elle a surtout passée des heures a scruté la porte de l’hospice, attendant qu’elle s’ouvre et que quelqu’un la reconnaisse. Mais personne n’est venu… Pourtant, il y en a eu des visites : des proches rendant visites aux victimes de l’attentat, des scènes de chaudes retrouvailles. Mais personne n’est venu voir la jeune femme amnésique. Etait-il possible que personne ne se soit rendu compte de son absence ? Qu’elle ne manque à personne ? Ou bien ses proches n’avaient-ils aucune idée de l’endroit où elle se trouvait ? Puis les visites se font plus rares, les victimes de l’attentat se rétablissant, ou bien mourant de leurs blessures.
Dans ses affaires, on n’avait trouvé que peu d’indices sur son identité. Ses vêtements étaient humbles, mais semblaient récents. Pas de portefeuille, un peu d’argent liquide, un trousseau avec 3 clés gravés avec des numéros, et puis, dans la doublure de sa veste, une carte magnétique…
Cette découverte rendit les religieux soudainement très nerveux, et beaucoup plus distants. Elle ne fut plus invitée à la messe, mais cela ne lui manquait pas. Ces longues cérémonies lui semblaient creuses et d’un ennui mortel. Son entretien avec une des dignitaires du temple fut annulé à la dernière minute, et au repas suivant, les conversations au réfectoire se firent rares…
Quelques heures après, une des sœurs expliqua à la jeune femme que seul le complexe scientiste produisait des cartes de la sorte. Elle avait annoncé cela en frissonnant, comme si le mot « scientiste » était un blasphème. Finalement, on réinterrogea la jeune femme sur ses bribes de souvenirs. Malgré tous ses efforts, elle ne réussit à obtenir que quelques informations supplémentaires, des visions de corridors aseptisés, un vieux balayeur avec une arme à la main tenant en joue un jeune homme (ou peut-être un adolescent ?) au teint blafard et au regard glacial derrière ses fines lunettes, le cadavre du balayeur étendu au sol, la tête explosée, des gardes armés, un interrogatoire dans une salle noyée dans le pénombre, des êtres mi- humains mi- animaux parqués dans des cages…On l’interroge alors sur d’autres souvenirs, des champs, des forêts, des ruelles, une maison… Mais cela n’évoque rien à la jeune femme.

Le jour commençait à tomber lorsqu’elle fût approchée par deux hommes d’imposante stature, aux crânes rasés et vêtus de bure dépourvus d’apparats. Ils regardaient la jeune femme d’un air sombre et leur voix était chargée d’agressivité :
-« La grande prêtresse veut vous voir. Suivez-nous. »
Les deux molosses refusèrent de répondre aux questions de la jeune femme ; Ils l’escortèrent dans les couloirs du monastère attenant au grand temple d'Amanda. Ils avançaient sans dire un mot, en gardant Malicia à l'œil.
Le silence fut rompu quand ils arrivèrent devant une lourde porte en bois surplombée par un arc plein. La pierre était indemne de décoration et la porte ne portait pas d'avantage de fioritures. Des éclats de voix s'échappaient de cette pièce. La conversation semblait houleuse.
Quelques instants plus tard, la porte s'ouvrit violemment er un petit homme au crâne rasé, vêtu de la même bure que l'escorte de Malicia, en sortit en trombe.
"Je vous répète que vous faites une terrible erreur, et que nous devrons tous subir les conséquences de votre arrogance!"
La voix de l'homme était chargée de colère et de menace, tandis que le ton de la réponse était blasé.
"Soyez sans crainte, je prends bonne note de vos conseils"
Puis l'homme se tourna vers Malicia et son escorte. Il jeta un regard dégoûté à la jeune femme et aboya un ordre aux deux chiens de garde:
" Ne la quittez pas des yeux, et n'accordez aucune confiance à cette engeance!"
Les deux moins acquiescèrent et répondirent en chœur "oui, père Mathias", puis le moine leur tourna le dos et s'enfonça dans les corridors d'un pas décidé.

"Qu’est-ce que vous attendez? Entrez, je n'ai pas toute la journée!" l'agacement était évident dans la voix féminine qui les interpellait depuis l'autre côté de la porte.

Un des molosses précéda la jeune femme dans la pièce austère où une femme d'âge mûr les attendait assise derrière son bureau. La lumière du jour venait via deux fenêtres illuminer le maigre mobilier: le bureau, quelques chaises, une étagère chargée de livres et une commode. Seuls notes de couleurs, une représentation de la déesse au mur et une tenue rituelle de prêtresse posée sur un cintre.

"Voici la prisonnière, grande prêtresse."
Stupéfaite, la jeune femme se tourna vers le garde
"Allons, allons, ce temple est un lieu d'asile. Rassurez-vous, mon enfant, vous êtes libre", dit la prêtresse d'une voix douce. «Quand à toi thomas, tu devrais surveiller ton langage! Toi et ton ami pouvez aller vaquer à vos occupations".
"Prêtresse Eloïse, nous devons veiller sur votre sécurité."
"Je n'ai nul besoin des gros bras de Mathias pour assurer ma sécurité jeunes gens! J'ai survécu à l'apocalypse sans que l'on doive veiller sur moi!"
Le ton était ferme et sans appel. Pourtant après un instant d'hésitation, un des hommes répondit prudemment;
" Le père Mathias craint que cette impie soit animée de mauvaises intentions à votre égard, prêtresse."

À ces mots la prêtresse fusilla du regard l'insolent et prit une rapide inspiration, prête à lui administrer une sévère réprimande. Mais elle sembla soudain fatiguée, comme si une lourde chape de lassitude lui pesait soudain sur les épaules. Elle se laissa tomber sur son siège et reprit d'une voix faible:
"Thomas, thomas, thomas... Est-ce que tu t'entends parler? Une impie? Est cela que je t'ai enseigné? Est-ce le message de la déesse? Je me rappelle la première fois que tu es venu au temple, quand tu n'étais encore qu'un enfant...et maintenant, voilà que tu parles d'impie et de menace..."
Un silence pesant envahit la pièce. Le dénommé Thomas reprit la parole après quelques instants, sur un ton beaucoup moins sûre de lui qu'auparavant;
"Mais, prêtresse Eloïse, nous avons été attaqué... Et dans l'enceinte même du temple!"

La prêtresse fronça les yeux, et lui fut signe de se taire:
"Assez, assez, tu n'as qu'à rester si tu y tiens."
La vieille femme de tourna vers Malicia qui s'était faite aussi discrète que possible depuis qu'on l'avait traitée de prisonnière.
" À nous deux, ma fille. Je suis la prêtresse Eloïse. Comme je suis la doyenne de ce temple, je suis un peu responsable de ces jeunes blancs-becs qui parlent de la Déesse à tout bout de champ, et qui insistent pour m'appeler grande prêtresse. Et toi, quel est ton nom?"
"Euh, Malicia, grande prêtresse, enfin je crois..." répondit-elle dans un murmure.
"Ah tu crois çà? Bien bien, c'est intéressant, dit la prêtresse. On m'a dit que tu étais amnésique. Et si tu me racontais ce dont tu te souviens?"
Sans ce faire prier, Malicia décrivit une fois de plus ses souvenirs confus de son agression dans une ruelle par un inconnu, l'attentat au temple auparavant, et les rares flashs qu'elle avait de sa vie avant.
Tandis que la prêtresse réfléchissait, le deuxième garde prit la parole:
"Prêtresse Eloïse, vous n'allez quand même pas croire ces balivernes. Nous savons tous de quoi sont capables ces gens-là!"

À ces mots, le regard de la grande prêtresse se fit furibond. Elle tapa du plat de la main sur son bureau.

" Julius, Thomas, je vous ai autorisé à rester mais pas à parler, surtout pour dire des âneries pareilles. Si je vous entends encore un seul son sortir de votre bouche, vous serez de corvée pendant 2 mois!"

Entendre ces deux colosses se fassent remonter les bretelles par cette vieille dame qui ne devait pas peser plus de 50kg fit sourire la jeune femme. Soudain, elle repensa aux paroles du deuxième garde, et son cœur bondit, plein d'espoir:
"Excusez-moi prêtresse, mais... Est-ce que vous savez suis-je suis vraiment?"
La prêtresse regarda fixement la jeune femme, puis répondit en pesant ses mots :
« Je ne suis pas sûr de pouvoir dire moi-même qui je suis vraiment, alors l’annoncer à autrui… Mais sans vouloir jouer sur les mots, êtes-vous sûr de vouloir qu’une inconnue vous dise qui vous êtes ? »
Malicia était stupéfaite par cette réponse incongrue
« Vous vous moquez de moi ? »
« Pas du tout. » le ton était posé. La prêtresse se leva et se dirigea vers la fenêtre :
« Voyez comme tout renait à l’approche du printemps. La couche de neige, qui masquait tout sous un blanc uniforme, disparait et laisse apparaitre les détails du paysage, les nuances de couleurs. Si vous aviez l’occasion de renaitre, seriez-vous la même personne? Peut-être que votre amnésie n’est pas une infortune, mais plutôt l’occasion de jauger à nouveaux vos choix de vie ? Qu’en pensez-vous ? Vous devriez réfléchir à tout cela. Si cela ne vous tente pas, je ferai comme vous le désirez, et je vous dirais aussitôt votre identité. Mais crois que vous n’êtes pas le genre de personne à apprécier que l’on vous dise qui vous êtes… »
« Mais, mes proches vont s’inquiéter, et … comment voulez-vous que je découvre toute seule qui je suis ? »
« Pour vos proches, c’est un risque à prendre, quant au déroulement de votre quête, c’est à chacun de trouver en lui la réponse à ces questions. »
« En somme, vous me laissez me débrouiller seule… »
« Oui, d’un certain point de vue. Mais soyez assurée que je ne vous veux aucun mal. D’ailleurs, si vous jetez l’éponge, vous n’aurez qu’à venir me voir. En outre, je vous propose de limiter vos recherches à 1 semaine, afin de ne pas trop affecter vos proches, même si je crois que c’est surtout sur votre lieu de travail que votre absence sera remarquée… »
« Je vis seule ? », demanda-telle, la voix soudain chargée de tristesse.
« A ce qu’il semble, mais j’en ai déjà trop dit. Voici la carte qui était dans votre veste. »
La jeune femme hésita avant de prendre le morceau de plastique blanc que la prêtresse lui tendait. Tout cela était tellement incongru… Mais personne n’était venu la voir à l’hospice. N’y avait-il personne qui ait remarqué sa disparition ? Et si sa vie était aussi vide que la prêtresse le laissait entendre, peut-être devrait-elle faire confiance à la vieille femme ?
Elle prit la carte finement nervurée.
« Savez-vous qui pourrait m’en dire plus sur cette carte ? »
« Vous voulez dire à part le complexe scientiste ? Une vieille prêtresse comme moi ne pourra pas vous aider pour ces affaires-là, ajouta-t-elle en jetant un regard aux deux gardes, mais je connais quelqu’un… » Elle griffonna sur un papier, qu’elle tendit à l’amnésique, avec une bourse en cuir ; « cette personne devrait vous aider, et voici de quoi vous débrouiller pendant quelques temps. Car malheureusement nous n’allons pas pour voir vous accueillir plus longtemps dans cette enceinte sacrée. D’aucun estime que vous êtes rétablie et que vous n’avez plus notre place parmi nous… Mais la fête du printemps bas son plein, et l’hospitalité et l’entraide sont les règles. Aussi vous devriez facilement vous en sortir. »
« Euh… merci… »
« Ne me remerciez pas. Pas encore. Attendez de découvrir qui vous êtes et qui vous voulez être. Allez en paix ma fille, et profitez du printemps pour renaitre. »
Complètement déboussolée, la jeune femme quitta la pièce sous l’œil vigilant des gardes, sans qu’aucune autre parole ne soit échangée. Elle rassembla son baluchon, et sortit du temple pour se mêler à la foule en liesse qui fêtait l’arrivée de la nouvelle saison.

Quelques jours plus tard, Malicia attend impatiemment dans un bar louche des bas quartiers d’Hopera. Il est encore tôt dans la journée, et la pièce est encore déserte, excepté le barman qui astique en vain ses verres crasseux derrière le comptoir. Une grande partie de la ville se repose encore, se remettant des excès de la veille occasionnées par le grand marché. La jeune femme avait profitée de l’atmosphère débridée de ces jours de fêtes pour faire des rencontres. Malgré les informations fournies par la prêtresse, ça n’avait pas été facile d’entrer en relation avec ce groupe de gitans. Heureusement qu’ils s’étaient rapproché de la ville à l’occasion des réjouissances en cours. Finalement, elle avait obtenu un rendez dans ce troquet miteux. Elle espérait qu’elle n’attendait pas en vain…
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Kylan Dobrova


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MessageSujet: Re: retrouvailles après avoir commencé une nouvelle vie [PV Kylan Dobrova]   Mar 10 Juil - 20:16

    Le printemps était là, et avec lui le renouveau !
    Enfin ça s’était ce que tout le monde croyait, et surtout ce que tout le monde voulais croire.
    Il était vraie que laisser de côté ses erreurs de l’hiver, passer l’éponge et tout oublier s’était possible pour la plupart des gens, mais visiblement ce n’étais pas le cas pour moi. En même temps la durée pour pouvoir prétendre oublier et tourné la page devait être proportionnel au crime. Visiblement le mien était bien costaud, même si j’avais toujours un peu de mal à me rendre compte de ce qu’il représentait réellement…


    « Kaĭlan , dvigatʹsya samostoyatelʹno prishlo vremya ukhoditʹ, i my ne ostavim bez tebya! »

    Littéralement : « Kylan, bouge-toi c’est le moment de partir, et on partira pas sans toi ! ». Ivana avait pris la salle habitude de me parler en russe, la langue que parlais tout le camp et beaucoup d’autre campement qui tournait autour d’Hopera, à peine une semaine après mon arrivée. Je ne baragouinais, ni ne comprenais un seul mot de cette langue, j’avais appris à la comprendre à force de lui montrer des objets et de me prendre les tartes si s’était pas le bon. La pédagogie Ivana, s’était… particulière.
    Par contre niveau parlé, s’était pas encore ça. Les trois quart du temps quand j’essayais de dire quelque chose, soit on me regardait avec des yeux rond, soit on m’insultait, soit ça faisait marré tout le monde. Pas très crédible bien entendu.
    C’est pourquoi je n’avais pas pris la peine de lui répondre, et était sorti de ma tente en finissant d’enfoncer une épingle à cheveux au niveau de l’arrière de mon crâne pour que la perruque tienne bien.


    « Ne slishkom skoro printsessa. »

    Quelque chose genre « pas trop tôt ! » suivi d’un petit nom affectueux mais infiniment péjoratif.

    Aujourd’hui nous allions en ville, normale la fête du printemps battais son plein. Mais nous n’allions pas tous au même endroit.
    La majeure partie du camp se dirigeait vers la grande place histoire d’arnaquer les badauds bienheureux avec des babioles à deux ronds. Mais l’autre allais dans les quartiers un peu pourris de la capitale, histoire d’escorté un membre de la troupe, un ex-scientiste repentit qui avait été contacté par je ne sais pas trop qui, pour je ne sais pas trop quoi, et finalement je m’en brossais la fourrure dorsale.
    Tout ce dont à quoi j’aspirais, s’était pouvoir feinté l’œil de lynx d’Ivana pour passer dans le bon groupe, celui qui allait sur le grand place, là où il avait tellement de monde qu’on ne pouvait se focaliser sur personne en particulier. Pour être parfaitement honnête, j’avais assez peu d’espoir d’y arrivé, mais j’en avais quand même !
    En arrivant en bordure de la ville, au point de bifurcation, j’avais mine de rien suivi le chemin qui m’arrangeait, ça aurait presque pu marcher, surtout si Ivana avait été aveugle, ce qu’elle n’était malheureusement pas. Il ne fallut pas plus de trois pas dans la mauvaise direction pour que je me fasse ramener sur le droit chemin, pas l’implacable intervention quasi divine de ma prétendue sœur.

    Un bouge miteux pour changer, pourquoi les rendez-vous louche ce faisait toujours dans ce genre de rad dégueulasse, et pas dans un charmant petit salon de thé ?
    Bref, la personne à rencontrer était visiblement déjà là, ça allais sûrement lui faire une étrange sensation de voir une petite dizaine de gitans débarqué, avec son précieux rendez-vous. Tout le monde connaissait leur réputation, plus ou moins méritée.

    Personne, à part le barman et une rouquine. Le cliché classique du bar de pouilleux un lendemain de fête, excepté le fait qu’il n’y ai pas de flaques de vomis mal nettoyé dans les coins.
    A bien y regardé le rousse au bar avait une allure familière qui mettait mes souvenir en alerte. Une petite trentaine, avec des lunettes et des longs cheveux, un nom essayait de se dessine vaguement dans mon esprit. Le sentiment général qu’elle m’inspirait n’était pas bon.
    Visiblement Ivana n’avais pas décidé que s’était à nous de faire le premier pas, elle intima silencieusement a tout le monde de na pas s’attardé sur la jeune femme, et d’aller s’assoir plus loin. Personne n’osa la contredire, et tout le monde alla attendre plus loin de voir si la rouquine allait se manifesté.
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Felicia Godwin


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MessageSujet: Re: retrouvailles après avoir commencé une nouvelle vie [PV Kylan Dobrova]   Mar 10 Juil - 23:03

Une petite troupe venait d’entrer dans le bar. Un groupe de gitans, à en juger par leurs vêtements. Ils étaient donc venus comme convenus. Mais il n’était pas du tout prévu qu’ils viennent à dix…

Malicia attendit qu’ils s’installent à une table en les observant discrètement, en veillant bien à ne pas donner l’impression de les dévisager. Bien qu’ils portent tous le même type de vêtements, un homme parmi eux sortait du lot. Contrairement aux autres qui s’affichaient avec la morgue habituelle des gitans lorsqu’ils entrent en groupe dans Hopera, celui-là ne semblait pas à l’aise. Il se grattait ses tempes grisonnantes en jetant de brefs coups d’œil en direction du bar. Ses traits semblaient tirés. Il semblait plus âgé que les autres hommes et femmes de ce groupe disparate.

Le petit groupe s’était installé dans un coin du bar, et ne semblait pas faire cas de la présence de la jeune femme au comptoir. Continuer à regarder dans leur direction aurait pu être mal interprété, et elle ne voulait ni chatouiller leur fierté ni titiller leur susceptibilité. Elle prit donc son courage à deux mains, s’agrippa à son verre qu’elle emmena avec elle. Elle avancait d’un pas lent mais qui se voulait dénué d’hésitation, ce qui n’était malheureusement pas une totale réussite.

« Hum…excusez-moi… accepteriez-vous de boire un verre avec moi, en l’honneur de l’arrivée du printemps. Les cieux semblent vouloir nous offrir une splendide journée, n’est-ce pas ? »

Puis elle se tût, et resta debout à attendre la réponse du groupe de gitans qui la dévisageait à présent. On ne pouvait pas dire qu’ils présentaient une mine amicale…Avec un peu de chance, ses tournures de phrases ridicules les feront sourire. "n'est ce pas?" Voilà des propos très vieilles noblesse, plus adapté à une tea party qu'à ce bar minable... tant pis, c'était dit.
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MessageSujet: Re: retrouvailles après avoir commencé une nouvelle vie [PV Kylan Dobrova]   Jeu 12 Juil - 17:33

    « Les cieux semblent vouloir nous offrir une splendide journée, n’est-ce pas ? »

    Il y eu un blanc, pendant lequel nous nous étions tous regardé, et nous avions tous regardé la rouquine. Puis il y eu un éclat de rire général.
    Elle faisait tellement pas crédible avec son petit air de détermination qui ne tenait qu’à un fil, son verre à la main, et son phrasé de petite bourgeoise. On aurait puis lui coller un panneau lumineux « JE N’AI RIEN A FAIRE ICI ! » que n’aurait pas été plus explicite.
    Vu qu’elle avait « oser » contacté des gitans, on aurait pu penser que la demoiselle avait plus d’assurance qu’elle n’en avait l’air, mais visiblement ce n’était pas vraiment le cas.

    Une fois le fou rire passé, surtout parce qu’Ivana avait décrété qu’il était fini, tout le monde avait les yeux rivé sur le fameux rendez-vous de notre ex-scientiste. Sa voix était toujours présente à mon esprit et faisait remonter des souvenirs qui dataient d’un an déjà.
    C’était à la fête du printemps dernier. Juste après avoir rencontré Marc, et juste avant de le conduire au club des damnés. J’avais l’image d’une femme rousse, d’une trentaine d’année, qui lui ressemblait tellement.
    S’était vague, mais s’était là et au fur et à mesure que les souvenir remontaient j’essayais de les retrouver. Pas moyen de remettre le doigt sur son nom. Un prénom pas très commun.
    J’avais souvenir qu’elle ne s’était pas senti très bien dans le bâtiment où nous avions trouvé ce que Marc cherchais… mais ça ne revenait toujours pas.


    « Maintenant que vous nous avez bien fait rire, pourrions-nous savoir, pourquoi nous avoir fait déplacer ?
    Parce qu’on ne peut pas dire que George, ne n’as pas été très bavard sur le potentiel contenu de cet entretien.»


    Ivana encore et toujours, elle était au sommet de la hiérarchie et tout ce qui était important devait passer par elle.

    …..Mme Godwin, vous devriez boire un peu d’eau ça ira sûrement mieux ….
    Je crois que j’avais retrouvé.
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MessageSujet: Re: retrouvailles après avoir commencé une nouvelle vie [PV Kylan Dobrova]   Jeu 19 Juil - 22:42

Elle avait patiemment attendue sans broncher pendant que les gitans riaient à gorge déployée, feignant de ne pas être vexée… Puis le calme revint.

« Maintenant que vous nous avez bien fait rire, pourrions-nous savoir, pourquoi nous avoir fait déplacer ?
Parce qu’on ne peut pas dire que George, ne n’as pas été très bavard sur le potentiel contenu de cet entretien.»

Voilà qu’on entre dans le vif du sujet. Il n’était Pas difficile de comprendre qui dirige la bande. Mais la jeune comique amateur était toujours debout. Elle pestait intérieurement contre le manque de savoir vivre des gitans, mais n’osant pas s’imposer à table sans y avoir été invité, de peur qu’ils ne le prennent mal. Faisant taire sa fierté, elle répondit à la gitane :

-« Et bien je suis heureuse d’avoir réussi à vous divertir. Quant à la raison de votre venue la voiçi : j’ai besoin d’accéder aux données contenues sur une carte informatique. On m’a dit que vous avez le matériel nécessaire pour cela. »

Un instant elle pensa attendre la réponse des gitans et espérant qu’ils accéderaient à sa demande. Mais elle changea d’avis et prit le parti de s’adresser directement au prénommé Georges. Aussi, elle se tourna vers lui :

-« Monsieur, on m’a assuré que vous étiez un homme de bien, et que aviez le matériel et les connaissances dont j’ai besoin. Aussi je vous supplie de bien vouloir m’aider. »

et voilà... il ne restait plus qu'à croiser le doigts, et à espérer que les gitans ne soient pas trop gourmand...
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